C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès soudain de Johanne Dumont, survenu le 17 février 2026, après un très bref combat contre un cancer du pancréas. Son départ fut inattendu, et son absence laisse un vide immense pour tous ceux qui l’aimaient.
Johanne est née le 25 novembre 1946 à Buckingham, au Québec, où elle a grandi comme l’enfant du milieu entre deux frères. Elle a poursuivi des études en éducation, amorçant ainsi un engagement de toute une vie envers l’apprentissage, l’enseignement et la défense de la langue française - ce qui l’a menée, pendant soixante ans, à corriger la grammaire d’inconnus qui ne s’y attendaient pas du tout.
Le 14 février 1981, elle a épousé Dennis Clark, entamant un partenariat de 45 ans rempli d’amour, d’aventure et d’une vie partagée qui les a menés à travers le Canada et bien au-delà. Leur parcours avec l’Aviation royale canadienne les a conduits à Barrie (Ontario), Dayton (Ohio), Cold Lake (Alberta), Ottawa (Ontario), Rastatt (Allemagne) et Washington (D.C.), chaque lieu ajoutant de nouvelles histoires, de nouvelles amitiés et de précieux souvenirs. En tant qu’épouse militaire, elle n’avait d’autre choix que de suivre et soutenir Dennis dans ses engagements, mettant sa carrière d’enseignante en suspens tout en élevant leur fille, Mélanie. On peut facilement imaginer les défis de la vie à l’étranger à une époque précédant l’internet, lorsque rester en contact signifiait jongler avec les fuseaux horaires et les appels interurbains coûteux. Un espace de rangement rempli de boîtes de déménagement - comme des soldats prêts pour la prochaine affectation - était une présence familière dans son foyer.
Johanne croyait fermement que l’éducation était la clé pour toutes les portes de la vie. Même lorsque ces parcours s’accompagnaient de défis supplémentaires, elle encourageait (ou plutôt poussait) à persévérer malgré les difficultés. Elle a notamment convaincu Dennis de refuser un poste d’ingénieur civil à Ottawa afin de rester dans l’armée et de poursuivre une maîtrise en génie aéronautique à l’Air Force Institute of Technology. Cet encouragement a finalement mené à un moment précieux entre eux : Johanne a pris l’initiative, au nom de l’Aviation canadienne, d’apposer elle‑même et avec cérémonie les nouvelles épaulettes de grade sur l’uniforme de Dennis et d’annoncer sa promotion dès son retour à la maison après un cours, un jour. Elle a également nourri le parcours scolaire de Mélanie dans les Lycées français en Allemagne et à Washington, D.C., un cheminement qui s’est conclu par l’obtention de diplômes universitaires à l’Université d’Ottawa. Au cours des dernières années, Johanne a aussi fait du bénévolat à l’école primaire de ses petites-filles, aidant des enfants éprouvant des difficultés en lecture.
Elle remplissait sa vie de tout ce qu’elle aimait le plus : ses petites-filles, ses «Peanuts» (Nève et Mina), le magasinage, la lecture, la musique, les voyages, la politique, l’actualité, la bonne nourriture et le bon vin, les fleurs et les plantes, ainsi que le simple plaisir de se connecter aux autres. Elle vivait intensément et avec éclat ; dans sa garde-robe, dans sa musique et dans son esprit.
Johanne avait une profonde appréciation de la beauté sous toutes ses formes ; dans la nature, dans l’art, chez les gens et dans les petits détails que d’autres auraient pu ignorer. Elle observait le monde avec attention et le célébrait ouvertement, que ce soit à travers un bouquet de fleurs parfaitement arrangé, une tenue choisie avec soin ou un moment de pause pour admirer quelque chose de beau simplement parce que cela en valait la peine.
Elle abordait la vie avec curiosité, humour et une forte conscience d’elle-même. Elle était une ardente défenseure de la langue française, une cuisinière talentueuse (surtout lorsqu’il s’agissait des grands repas élaborés comme les rôtis ou la dinde) et une fidèle partisane des desserts achetés. Elle faisait plusieurs croisières chaque année, collectionnait les figurines de poules avec enthousiasme et appelait affectueusement Dennis « l’anglais » et « mon chum ».
Il y avait aussi des choses qu’elle accueillait avec beaucoup moins d’enthousiasme : tout type de travail manuel, le ménage, la paperasse et la voiture Tesla de son mari -qu’elle regardait avec un mélange de scepticisme et de roulements d’yeux devenu une vraie blague de famille.
Johanne n’a jamais été définie par les épreuves qu’elle a traversées. Elle était admirée comme une femme forte, capable et résolument indépendante, qui a tracé la voie pour sa fille et ses petites-filles. Johanne a vécu pleinement, aimé profondément et apporté couleur et énergie partout où elle allait. Son absence est immense, mais tout aussi immense est l’amour qu’elle laisse derrière elle , ainsi que l’esprit durable de femmes fortes qu’elle a contribué à façonner.
La famille et les amis sont invités à une célébration de la vie au salon funéraire Beechwood (280, avenue Beechwood, Ottawa) le mardi 23 juin 2026, de 13 h à 15 h.
En hommage à la vie de Johanne et en reconnaissance des deux greffes de cornées qui ont grandement amélioré sa qualité de vie, des dons peuvent être faits à l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA), un organisme qu’elle admirait profondément et soutenait avec conviction.
Livre de visiteurs
Nancy Welykholowa
Mieka Pittman
This is a beautiful tribute to tante JoJo. She was always so full of love and joy. I will miss her dearly.
Pat and Sandie Ellis
What a lovely description of Johanne. I suspect Melanie had a hand throughout it. As fellow RCAF wanderers we can relate closely. We are shocked with her passing and we are still rocking in her wake. Love to all.
Sheila Lavender
Den, this is a lovely tribute to Johanne. Know that I am thinking of you and your family. Blessings, S.
Shirley and Rollie Acorn
This tribute to Johanne captures her personality completely. I valued her friendship and the time we shared. I miss her and think of her every day.
You have captured Johanne’s Spirit and Joy of life beautifully ❤️❤️ Doug and I will miss her immensely 🙏🏻🙏🏻🙏🏻🙏🏻